C'est un texte historique en ce qui concerne le droit des femmes. TN Requin Le 26 novembre 1974, l'Assemblée nationale commençait à débattre d'un projet de loi très controversé, porté par la ministre de la Santé de l'époque, Simone Veil, et visant à légaliser l'IVG (l'interruption volontaire de grossesse). Ce jour-là, devant un hémicycle largement composé d'hommes, cette dernière va, pendant une heure, prononcé un discours qui restera graver dans les mémoires : "Nous ne pouvons plus fermer les yeux sur les 300.000 avortements qui chaque année mutilent les femmes de ce pays", lance-t-elle notamment. Elle précise également : "l'avortement doit rester l'exception, l'ultime recours pour des situations sans issue". Après 25 heures de débats houleux, le texte est finalement voté (284 voix pour, 189 contre). La loi est officiellement promulguée le 17 janvier 1975, il y a 40 ans jour pour jour.
Des manifestations et des remises en cause
40 ans plus tard, même si ce droit est entré dans les mœurs, Bottes
timberland les anti-IVG restent mobilisés. Au début de l'année, des milliers de personnes ont ainsi manifesté dans les rues de Paris. A la même période, c'est un amendement, débattu à l'occasion de l'examen de la loi concernant l'égalité femmes-hommes, visant à supprimer la notion de détresse dans l'accès à l'avortement, qui avait mis le feu aux poudres. Il a finalement été adopté.
Que dit la loi ?
Le texte adopté en 1975 prévoit qu'une femme enceinte puisse avorter librement, c'est-à-dire qu'elle est le seul juge de sa situation et de sa décision. La loi dite "Aubry-Guigou" de 2001 a allongé le délai légal pour avorter, qui est ainsi passé de 10 semaines à 12 semaines de grossesse. Les mineures peuvent également choisir d'avorter librement. Elles doivent avoir une autorisation parentale ou être accompagnées d'une personne majeure qui puisse l'épauler dans son choix.
Le coût d'une IVG
Une IVG coûte entre 190 et 600 euros, selon qu'elle est pratiquée par méthode médicamenteuse ou par voie chirurgicale, mais elle est intégralement remboursée par la Sécurité sociale.
Près de 222.000 avortements en 2012
Selon les derniers chiffres disponibles, près de 220.000 avortements ont été pratiqués en 2012. Un chiffre "relativement stable depuis une dizaine d'années", selon la Drees, le service statistique des ministères sociaux. Mais leur nombre aurait augmenté de 4,7% l'année dernière, sur fond de débat quant aux risques associés aux pilules de 3e et 4e générations. En France, on estime qu'une femme sur trois aura recours à l'IVG au moins une fois dans sa vie.
Un nouveau texte 40 ans plus tard
La date symbolique du 26 novembre 2014, 40 ans jour pour jour après le début des débats concernant la légalisation de l'avortement, a été choisie pour examiner, à l'Assemblée nationale, Nike
TN un nouveau texte visant à réaffirmer le droit fondamental à l'interruption volontaire de grossesse en France, en Europe et dans le monde.
Proposé par Catherine Coutelle, députée socialiste de la Vienne et présidente de la délégation aux droits des Femmes, le texte a été adopté par 143 voix contre 7.
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