dimanche 21 septembre 2014

De Murat à Maissiat, une soirée à L'Olympia


Pour clore en musique les festivités liées aux 70 ans du journal, Nike Shox Le Monde organise, mardi 23 septembre, un concert à L'Olympia. La salle parisienne accueillera, dès 19h30, quatre générations de chanteuses et de chanteurs français. De l'aîné à la benjamine, brève présentation du carré d'as selectionné par le service Culture du quotidien.
JEAN-LOUIS MURAT, BRISCARD AUVERGNAT
S'il fallait trouver un cousin hexagonal aux maîtres de la country, du rock ou du folk nord-américains que sont Neil Young, Bob Dylan ou Leonard Cohen, ce serait lui. En trente ans de carrière, le briscard auvergnat a su s'approprier les idiomes musicaux d'outre-Atlantique, Nike Tn les ancrer dans la langue et la terre de France, et les habiter d'une sensualité vocale sans équivalent. A L'Olympia, Jean-Louis Murat présentera les splendides chansons de son nouvel album, le double Babel, enregistré avec l'ensemble clermontois The Delano Orchestra, à paraître le 13 octobre.
> Lire aussi le portrait Jean-Louis Murat en altitude, par Stéphane Davet, et la rencontre Murat : résister au règne du rien, par Sylvain Siclier
ARNAUD FLEURENT-DIDIER, ÂME CÂLINE ET LATINE
Auteur de trois disques magnifiques mais confidentiels sous le pseudonyme de Notre-Dame, puis sous son propre nom, le Parisien a explosé au moment de la parution de son quatrième album, La Reproduction, en janvier 2010. Dithyrambique, la presse a loué le soin des arrangements, évoquant Delerue, Legrand ou Morricone, l'ambition conceptuelle du disque, croisant Walter Benjamin et Alain Resnais, et l'émotion qui affleure de bout en bout – certains y voyant le lien entre « l'âme câline de Michel Polnareff et l'âme latine de Lucio Battisti ». Compagnon de route New Balance dissident mais attachant de la French Touch, il parraine tout un pan de la jeune scène française, de Tante Hortense à Fauve. La soirée à L'Olympia marque son retour sur scène, après plusieurs saisons d'absence.

dimanche 14 septembre 2014

Motocross: Le Français Tixier champion du monde en MX2


Jordi Tixier est devenu Air Rift Ninja champion du monde de motocross dans la catégorie MX2, dimanche à Leon au terme du Grand Prix du Mexique, 17e et dernière manche du championnat.

Le pilote KTM, Nike Ninja Foot Locker qui a remporté le Grand Prix en devançant le Slovène Tim Gajser et le Suisse Valentin Guillod, termine en tête du championnat avec quatre points d'avance sur le Néerlandais Jeffrey Herlings. Ce dernier, champion du monde sortant, était forfait depuis plusieurs GP en raison d'une fracture du fémur le 21 juillet. Après avoir largement dominé le début de saison (12 victoires), Herlings n'a pu défendre ses chances lors des dernières épreuves même s'il a tenté un retour inattendu ce week-end. Le Néerlandais a effectivement risqué le tout pour le tout en s'alignant au départ à Leon. Mais diminué et à court de rythme, il n'a pu terminer que 11e au Mexique, ne pouvant empêcher Tixier de coiffer sa première couronne.

Dans la catégorie MXGP, Nike Ninja Pas Cher l'Italien Antonio Cairoli (KTM) s'était assuré du titre (le 8e de sa carrière) il y a deux semaines au Brésil.

jeudi 4 septembre 2014

la France suspend la livraison du premier Mistral à la Russie

Soumise à une forte pression de ses alliés de l'Otan en raison de la crise en Ukraine, la France a annoncé mercredi la suspension de la livraison prévue en octobre d'un navire de guerre Mistral vendu à la Russie. Face à la situation dans ce pays, jugée "grave", le président, François Hollande, "a constaté que, malgré la perspective d?un cessez-le-feu qui reste à confirmer et à être mis en ?uvre, les conditions pour que la France autorise la livraison (à la Russie) du premier BPC (Bâtiment de projection et de commandement) ne sont pas à ce jour réunies", a déclaré la présidence dans un communiqué. "Les actions menées récemment par la Russie dans l?est de l?Ukraine contreviennent aux fondements de la sécurité en Europe", a ajouté la présidence française. "Le refus à ce contrat ne sera pas une tragédie pour nous en matière de plan de réarmement", a réagi un vice-ministre russe de la Défense, Iouri Borissov, à l'agence officielle Itar-Tass. "C'est bien évidemment désagréable et apporte certaines tensions dans les relations avec nos collègues français", a-t-il dit. Les Etats-Unis ont salué une "sage décision", a réagi dans un mail la porte-parole du département d'Etat, Jennifer Psaki. La diplomatie américaine n'a pas commenté davantage le geste de Paris, à la veille du sommet de l'Otan au Pays de Galles. Les pays baltes se sont également félicités: "une bonne décision, au bon moment", pour le chef de la diplomatie lettone, Edgars Rinkevics, cette décision "correspond aux intérêts de la Lituanie", a déclaré à l'AFP le ministre lituanien de la Défense, Juozas Olekas. La France a "entendu la pression de la communauté internationale" en pleine crise ukrainienne, a indiqué une source diplomatique française après la publication du communiqué de l'Elysée. "La décision a été prise en début de semaine. Le contrat est suspendu jusqu'en novembre. C'est à cette date que l'on verra s'il y a des conséquences financières", a précisé cette source, ajoutant que cela "pourrait nous coûter 1 milliard d'euros". Pour François Heisbourg, de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), le report était "inévitable dès lors que le président de la République avait déclaré jeudi dernier devant la Conférence des ambassadeurs que la présence de soldats russes en Ukraine, si elle était avérée, serait "intolérable et inadmissible"". Ces bâtiments "auraient pu être employés dans des opérations militaires en mer Noire ou en mer Baltique, à proximité de navires de guerre français", a-t-il souligné, interrogé par l'AFP. - 'stupéfaction et scandale' - La suspension de leur livraison pourrait cependant avoir des répercussions considérables pour l'industrie de défense française et sur l'emploi à Saint-Nazaire (ouest) où les deux bâtiments sont assemblés. "C'est une réaction de stupéfaction et de scandale", a déclaré à l'AFP Jean-Marc Perez, secrétaire adjoint de Force ouvrière, syndicat minoritaire chez STX, qui sous-traite la construction des deux bâtiments Mistral pour le compte de DCNS. "Ce seraient des centaines d'emplois qui seraient mis en difficulté aussi bien chez STX que chez les sous-traitants", a-t-il ajouté. L'Union européenne se prépare à adopter de nouvelles sanctions contre Moscou en raison de l'aggravation de la crise en Ukraine, une évolution qui met en porte-à-faux la France dans sa relation commerciale militaire avec la Russie. Ces derniers mois, la Grande-Bretagne et les États-Unis, notamment le président, Barack Obama, avaient jugé inopportune la livraison du premier navire de guerre Mistral à Moscou. Le président américain, que rencontrera François Hollande lors du sommet de l'Otan, avait regretté que Paris n'ait pas choisi de suspendre le contrat controversé. Mais la France avait rejeté en bloc ces critiques, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, soulignant que "les contrats signés et payés sont honorés". La France n'est toujours pas sortie de la crise économique et la situation de l'emploi y est mauvaise. Parmi les arguments en faveur d'un maintien d'une livraison des navires Mistral à la Russie figurait celui de la crédibilité de Paris sur les marchés d'exportation d'armes alors qu'une vente d'avions de combat Rafale est espérée en Inde et dans d'autres pays dans le monde. Le contrat franco-russe, signé en 2011, prévoit la livraison à Moscou de deux navires de classe Mistral (le "Vladivostok" et le "Sébastopol") pour 1,2 milliard d'euros. Depuis le début de l'été, des marins russes se familiarisent en France avec le "Vladivostok" dans l'ouest du pays. Leur présence sur le sol français est programmée jusqu'à l'automne. Selon Pascal Boniface, de l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), une éventuelle annulation du contrat pourrait coûter à la France en indemnisations jusqu'à 5 milliards d'euros, en plus du 1,2 milliard du contrat. Pour l'heure, la décision française n'est qu'un gel de la livraison du premier Mistral qui s'apparente davantage à un moyen de pression qu'à une rupture de contrat. D'ici à l'automne, elle peut être revue si l'attitude de la Russie dans la crise ukrainienne change en profondeur.